Portrait de Maël LEPAVEN

=> record perso 2010 (146kg à l'épaulé-jeté à Bergen, Norvège, en mai 2010) sur le lien suivant : http://www.dailymotion.com/video/xg3hvp_mael-epaule-jete-146kg-bergen-norvege-mai-2010_sport

 

Comment as-tu commencé l’haltérophilie ? Où ?

J’ai débuté ma « carrière » sportive par l’athlétisme, que j’ai commencé à pratiquer au collège en prolongement du cross-country. Mon point faible en épreuves combinées étant alors le lancer du poids, mon professeur d’EPS m’a prêté un poids afin que je puisse m’entraîner chez mes parents. Après de longues heures passées à massacrer leur pelouse, j’ai fait de cette discipline mon point fort (international scolaire, podiums nationaux et record de Bretagne FFA). Ma passion pour le sport s’est prolongée dans le cadre de mes études ; elle m’a amené à intégrer l’UFR STAPS de Rennes (ce qu’on appelle couramment la « fac de sport »). Mon entraîneur de l’époque m’a sensibilisé à la pratique et à l’intérêt de l’haltérophilie, pour les lancers, l’athlétisme et le sport en général (gain en explosivité, coordination, souplesse…).Cette discipline, intégrée dans ma préparation physique de lanceur de poids, a éveillé ma curiosité, – d’autant qu’elle ne faisait pas partie de mon cursus de formation à l’UFR STAPS –, à tel point que j’ai entrepris d’en approfondir la connaissance en vue de la présenter au CAPEPS (concours de professorat d’EPS – l’haltérophilie fait partie du programme de l’un des oraux). Pour préparer cette épreuve, je me suis rendu au club le proche : le Cercle Paul Bert (CPB) à Rennes. Edouard MALLET, ancien international, CTR Bretagne et professeur d’EPS, m’a alors guidé avec grande efficacité dans ma préparation, en me proposant un « deal » : intégrer l’équipe du CPB si je réussissais au concours. Ce fut chose faite : j’ai débuté l’haltérophilie en compétition en 2004/2005, parallèlement au lancer du poids. Mon parcours professionnel m’a ensuite mené à Créteil puis au Rheu, où je m’entraîne actuellement.

 

Quels sont tes objectifs ?

Tout d’abord continuer à prendre plaisir à exécuter correctement un geste d’une finesse que je n’aurais a priori pas imaginée. A côté de ça, je ne cache pas mon attirance pour la compétition et la performance. J’aimerais assez vite battre mes records personnels (111 kg à l’arraché, 146 kg à l’épaulé-jeté) et, à terme, me qualifier pour la finale individuelle des championnats de France. J’accorde également de l’importance à la notion d’équipe : le soir, on sue et on souffre ensemble sur les plateaux… je souhaiterais que cette somme d’efforts permette à l’équipe de monter en Nationale 2. Pour cela, il nous faut être performants dès le premier tour et approcher nos records personnels, ce qui reste une réelle source de motivation.

 

Ton métier ?

Après de longues études à l’UFR STAPS (professorat d’EPS puis thèse de doctorat), j’ai pris un poste de Directeur Régional du Sport Universitaire à Créteil. J’ai ensuite candidaté sur le même poste à Rennes, que j’ai obtenu. L’essentiel de mon activité relève de l’organisation des compétitions sportives universitaires sur l’Académie.

 

Un mot pour les jeunes ?

Dur en un mot... mais je vais essayer de faire court. Contrairement à certaines idées reçues, la pratique raisonnée et raisonnable de l’haltérophilie prévient davantage les blessures qu’elle n’en crée. C’est un sport très complet qui aide à mieux percevoir son corps dans le temps et dans l’espace et qui apprend à savoir comment se placer pour ne pas se faire mal, ce qui est très utile dans la pratique sportive et dans la vie quotidienne. Si vous ne voulez pas finir comme vos parents qui se plaignent de leur mal de dos, sachez que l’haltérophilie vous aidera !... mais résumer l’haltérophilie à son rôle préventif serait restrictif. Ce sport permet d’apprendre à libérer complètement son énergie et sa rage tout en les contrôlant. Elle génère des émotions fortes et procure des moments de plaisir intense, qui sont sympa à partager en équipe. Enfin, elle permet de se sculpter un corps de rêve, alliant fermeté et harmonie des formes… alors mesdemoiselles, n’hésitez pas à rejoindre vos homologues masculins sur les plateaux ! C’est avec plaisir que nous vous y accueillerons !

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